Comme vous avez
pu le remarquer et comme le reflète fièrement notre
logo,
nous avons beaucoup d'admiration pour le
Ginkgo biloba.

Ce
végétal est un gymnosperme (conifère)
primitif qui, à l'époque du Jurassique et jusqu'au
Crétacée, a conquis la planète avec les semblables de
sa famille (tous éteints au Paléocène). Cet
arbre à croissance lente est très résistant aux
maladies et insectes, ainsi qu'au froid (zone
3b). Il est également très tolérant à la pollution
urbaine.
C'est une relique vivante d'un temps ancien, celui
des
Ginkgoales.
Le
Ginkgo biloba est l'exemple parfait du fossile
vivant. On le retrouve dans le sud-est de la
Chine
au début de l'humanité ou il est une
espèce cultivée, sa version sauvage ayant presque
complètement disparu. Les prêtres bouddhistes
entretenaient apparemment le
Ginkgo autour des pagodes. Il arrive au
Japon et
en Corée
aux alentours du
XIIe siècle. Il a ensuite été
introduit en Europe
au XVIIIe siècle.
On le dénomme alors l'arbre
aux quarante écus
à cause de son prix exorbitant d'importation. Il est
maintenant cultivé partout dans le monde grâce à la
passion et la volonté de tous de faire survivre
cette essence noble et remarquable.

Côté
physiologie, le Ginkgo est un arbre de taille
moyenne, pouvant atteindre 20 à 35 m. Sa durée de
vie est très longue, puisque certains spécimens
sont connus pour avoir plus de
2500
ans.
Ses feuilles sont généralement bilobées et ont une
nervation dichotomique (se
divisant toujours en deux)
qui
serait la preuve de son caractère
archaïque. Elles
sont également caduques (tombent tous les hivers) et
leurs tiges portent des rameaux courts et des
rameaux longs (comme le Larix).
Sexuellement, le Ginkgo est dioïque (chaque
plant présente un sexe unique),
les plants mâles sont plus nombreux que les plants
femelles et il faut attendre environ 15 ans pour que
le sexe devienne apparent.
Sa
reproduction très
primitive
est à mi-chemin entre la reproduction des
fougères,
des conifères
et celle des
plantes à fleurs (angiospermes). Le fruit est
un ovule nu qui une fois mature est malodorant et toxique.
La fécondation qui n'est
qu'occasionnelle rappelle celle des plantes les plus
primitives comme les bryophytes
et les ptéridophytes (mousses, fougères).
La différence essentielle entre le Ginkgo et les plantes à fleurs,
c'est essentiellement la production
de l'ovule. Tandis que les plantes à fleurs ont un ovule
très petit qui grossit une fois la plante fécondée en
accumulant des réserves de nourriture pour le futur
bébé (la
graine), le Ginkgo a un ovule déjà rempli de
réserves nutritives même si celui-ci n'est pas
fécondé. Ces ovules auront alors été produits
en pure perte.
Une autre caractéristique
désavantageuse pour le Ginkgo est que l'ovule
une fois fécondé ne peut hiberner et doit germer sans attendre. Par
ailleurs, il s'agit du premier arbre à avoir
repoussé dans la zone touchée par l'explosion de la
bombe nucléaire à
Hiroshima.
Depuis la fin de la
Seconde Guerre
mondiale, le Ginkgo est le symbole même de la
résistance
et de la
longévité.
Source
Côté
médicinal, on emploie le Ginkgo pour améliorer
l'oxygénation du
cerveau
(la mémoire)
ou pour soigner les varices, les hémorroïdes et les
douleurs musculaires dues à une insuffisance de la
circulation artérielle.
Ce
dinosaure
du monde végétal est en fait un mort vivant qui fut
sauvé avant que
ne s'éteigne le dernier
Ginkgo biloba
à
l'état sauvage sur la planète, et ce, il y a plus de 800 ans. Les
Asiatiques cultivent
depuis longtemps les bonsaïs, dont les
Ginkgo biloba ci
dessous, photographiés au
Jardin botanique de Montréal.
Merci d'avoir exploré
notre emblème.
La survie de cette
noble essence nous tient à coeur.
Ci-dessous, le
Ginkgo biloba dans toute sa splendeur